Le drone a transformé le monde de l’audiovisuel. Autrefois, il fallait des moyens considérables, des équipes spécialisées, un hélicoptère pour obtenir des prises de vue aériennes. Aujourd’hui un vidéaste peut capturer des images spectaculaires grâce à un équipement compact, voire ultra-léger.
Néanmoins, réaliser de belles images aériennes ne s’improvise pas: cela demande du savoir-faire, de la pratique et une réelle maîtrise technique. C’est un véritable métier, un art à part entière qu’il vaut mieux confier à un professionnel pour en exploiter pleinement la dimension esthétique et cinématographique.
Télépilote depuis 2019, j’ai appris à aimer ces drôles de machines qui, manipulées sans scrupules, peuvent devenir affreusement invasives. Leur technologie évolue rapidement, la réglementation change presque aussi vite, mais une constante demeure: nous avons introduit des intrus dans le ciel. Faire voler un drone n’est jamais sans impact, sur le milieu comme sur les usagers présents autour de la zone de la mission. Il sera toujours là, bourdonnant dans le ciel. C’est une responsabilité que nous devons assumer.
Mais on peut s’appliquer, en alliant expérience, dialogue, respect des dispositions réglementaires des usagers et respect de la faune (domestique et sauvage), à déranger le moins possible. Cette approche éthique prend certes plus de temps, mais le monde n’est pas seulement un décor vivant.
Télépilote
Le télépilote de drone professionnel assure la préparation technique et administrative des missions, conduit les aéronefs télépilotés en garantissant la sécurité des biens et des personnes et rend compte du déroulement de la mission et des éventuelles anomalies rencontrées. Le cadre juridique encadrant le télépilotage évolue désormais pour harmoniser la pratique dans toute l’Union Europenne:
- Les drones sont classés par catégorie catégorie basée sur leur poids, vitesse et accessoires. Cette classification facilite l’identification des risques lors des vols. Chaque catégorie exige des équipements spécifiques.
- Les niveaux de risques se répartissent en trois grandes catégories de vols. La catégorie ouverte présente le risque le plus faible, tandis que la certifiée s’adresse aux opérations à haut risque.
- Les télépilotes doivent obtenir le Certificat d’Aptitude Théorique Télépilote (CATT) ou le CATPD. Ces certifications garantissent la maîtrise des nouvelles normes.
- Les professionnels doivent appliquer des procédures rigoureuses. Les obligations couvrent à la fois la sécurité des personnes et la protection des infrastructures. Le télépilote est responsable du suivi du vol et de la maîtrise de son équipement.
- Les niveaux de risque conditionnent le volume des mesures à appliquer et l’usage des dispositifs de sécurité.

